Aujourd'hui, la parole

Attendre le... Tu
Saturday, 28 November 2020
I Dimanche de l'Avent ( Is 63 - 64 passim / Ps 79 / 1 Co 1, 3 - 9 / Mc 13, 33 - 37 )             Le prophète Isaïe qui deviendra une présence particulièrement  chérie dans notre vie tout au long de ce nouveau...

XXXII Dimanche du T.O.

( Sg 6, 12 - 16 / Ps 62 / 1 Th 4, 13 - 18 / Mt 25; 1 - 13 )

 

          Au début de ce dimanche, en écoutant la parole de la sagesse, il nous est rappelé que " réfléchir à la sagesse est la perfection du discernement " ( Sg 6, 5 ). La parabole que le Seigneur Jésus nous raconte aujourd'hui ne veut certes pas décrire ce qui arrivera à la fin des temps pour son retour, mais, c'est une façon d'aider chacun de nous à réfléchir sur le comment nous organisons notre vie. A l'invitation de la première lecture, réfléchir correspond à la parabole que le Seigneur Jésus conclut ainsi : " Veillez donc, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure " ( Mt 15, 13 ). Certes, la persévérance est incertaine et fatiguante, mais quelle joie quand à la lumière de notre petite lampe vacillante, nous verrons resplendir  " lumineux comme le soleil" ( Mt 17, 2 ) le visage du Seigneur Jésus qui nous dira : " Entre dans la joie de ton Seigneur" ( Mt 25, 21 ). La porte du coeur se fermera finalement derrière nous pour rester " toujours avec Lui" ( 1 Th 4, 18 ). Veillons donc, car il nous est dit " vous ne savez " ni où, ni quand, ni comment....mais qui aime trouvera finalement la sagesse " assise à sa porte" ( Sg 16, 14 ).

          Dimanche dernier, la Liturgie de la Parole nous invitait à prendre nos distances avec l'attachement exclusif et opprimant des pharisiens et des docteurs de la Loi, pour, au contraire assumer l'attachement vital et vivifiant de la mère qui nourrit et fait tout son possible pour que l'autre grandisse. Dans la liturgie d'aujourd'hui, voici qu'à l'image de la mère-nourricière succède le symbole  des noces : dans le contexte évangélique de ce dimanche, toute la tension est dans ces paroles : " les vierges qui étaient prêtes entrèrent avec Lui pour les noces " ( Mt23, 10 ). La simple écoute de cette phrase ne peut que réanimer, au plus profond de notre coeur, un grand désir de faire partie de ce groupe de vierges qui " entrent", couronnant ainsi par le don de cet intimité, l'attente vigilante de la nuit et la prévention en emportant une bonne dose d'huile de réserve pour leurs lampes. Dans la première lecture, nous avons entendu que " la sagesse se laisse aisément contempler par celui qui l'aime " ( Sg 6, 12 ) et, l'apôtre, en écrivant aux Théssaloniciens, invite ces chrétiens de la première heure à se réjouir et se réconforter mutuellement dans l'espérance qu'à la fin " nous serons toujours avec le Seigneur " ( 1 Th 4, 17 ). Si nous retournons ensuite au texte évangélique voici que la question en jeu est justement celle-ci : entrer ou rester en dehors de la chambre nuptiale, être admis ou être exclus de la fête du banquet des noces, jouir ou pas de la joie et surtout de l'espérance qui vient de pouvoir contempler l'époux qui s'unit à son épouse assurant le triomphe de la vie par la victoire de l'amour.

          La question devient importante : en quoi consiste la sagesse ? Qu'est-ce qui, en réalité, distingue profondément les vierges sages des vierges folles ? En analysant de plus près le texte de la parabole, voici que nous nous rendons compte que ce qui rend sage la motié des vierges n'est pas la résistance au sommeil, car, en fait : " elles s'assoupirent toutes et s'endormirent" ( Mt 25,5 ), mais la seconde particularité où les vierges  prirent aussi avec leurs lampes de petits flacons d'huile de réserve " ( Mt 25, 4 ). La sagesse semble ainsi consister en la capacité de se préparer au pire et surtout, la sagesse est savoir par avance que les choses peuvent se prolonger. Cette parole nous parle directement et fortement en ce temps de pandémie où l'huile de la patience et le baume de la compassion ne doivent pas nous manquer.