Aujourd'hui, la parole

En vue de ?
Saturday, 04 July 2020
XIV Dimanche du T.O. ( Za 9, 9 - 10 / Ps 144 / Rm 8, 9 - 11 - 13 / Mt 11, 25- 30 )   Le livre du prophète Zacharie qui ouvre la Liturgie d'aujourd'hui, évoque les temps glorieux des conquêtes...

Dimanche après Noël

( Sir 24, 1 - 4. 8  - 12 / Ps 146- 147 / Eph 1, 3 - 6. 15 - 18 / Jn 1, 1 - 18 )

 

      En ce dimanche, c'est comme si nous étions invités à regarder le mystère de l'Incarnation d'un point de vue plus essentiel et même métahistorique : " avant tous les siècles et depuis le début" ( Sir 24, 9 ). C'est depuis ce point de vue de l'éternité qu'il est encore plus fort de considérer combien Dieu, à travers l'Incarnation a " déployer les racines " au milieu d'un peuple glorieux ( Sir 24, 12 ). Naturellement, contempler ce"' dessein d'amour de sa volonté " ( Eph 1, 5 ) exige de notre part une correspondance et une sensibilité qui soient à la hauteur de la profondeur du don que nous recevons en Jésus Christ " pour être saints et immaculés face à Lui,  dans la charité ... " ( 1, 4 ). Sur ce chemin de sainteté dans le sens de l'accueil de ce principe de sanctification qui est la présence du Seigneur Jésus par l'Esprit dans notre vie, fait partie et d'une certaine façon en est le signe, le désir d'être reconnu parmi les " siens" ( Jn 1, 11 ) qui " l'ont écouté......eux qui ne sont ni du sang, ni du vouloir de la chair, ni du vouloir d'homme, mais qui ont été générés en Dieu..." ( Jn 1, 12 - 13 ). Entrer dans cette union d'intimité et de co-naturalité est le grand don que nous offre le Seigneur Jésus en venant au milieu de nous et en assumant notre chair et notre histoire. Nous sommes habitués à faire avancer les santons de la crèche vers le berceau de l'Enfant Jésus, non pas avec les mains vides, mais avec des cadeaux mis entre les mains des Mages, qui en sont l'expression la plus magnifique, mais, nous risquons d'oublier que, si l'Enfant Jésus déchaîne cette multitude de cadeaux, c'est parce que Lui est le Don par excellence : " le trésor de gloire " déversé pleinement et gratuitement dans notre vie et dans la vie même de l'humanité et du monde entier. Ce trésor recherche, encore aujourd'hui, un lieu où être à nouveau caché ( Mt 13, 44 ) comme une semence qui veut s'enfouir pour pouvoir se développer et étendre ses " racines " ( Sir 24, 12 ). Ce lieu est notre coeur choisi comme " une ville qu'il aime " ( Sir 24, 11 ) de " sagesse" divine qui " proclame sa gloire au milieu du peuple  " ( Sir 24, 1 ) : " au milieu de nous " ( Jn 1, 14 ). Nous pourrions presque dire, qu'en pleine exultation des fêtes de Noël, nous sommes reconduits au même drame de la nuit de Noël où " il n'y avait plus de places d'hébergement pour eux " ( L, 2, 7 ). Cela ne semble plus être un problème si nous regardons les choses du point de vue de la métahistoire divine , alors que le vrai drame serait que le Verbe ne réussisse pas à trouver la façon de s'enraciner dans notre coeur pour pouvoir croître  - à travers et dans notre vie - comme un arbre puissant et fécond de fruits de sainteté, de joie, de don, de plénitude de vie et d'amour. Il ne nous reste plus qu'à nous arrêter encore une fois et encore un peu plus près devant la crèche et à la recomposer et l'animer dans le plus intime de notre intime où le Verbe souhaite planter et pour toujours sa " tente " qui soit accueillie comme le " trésor " de notre vie.